De la problématique des idées reçues

Publié le par lanoenoire

L’autre soir, nous dînions chez Lloyd en compagnie de Keith, un vieux britannique émigré au Zimbabwe au sortir de la seconde guerre mondiale et refugié au Botswana depuis l’expulsion des fermiers blancs du pays. Nous avions un délicieux dîner lorsque Keith proposa du vin rouge. J’acceptais avec enthousiasme, toujours curieuse de goûter aux spécialités locales, lorsqu’il commença à en verser à Myrdhin ! Je l’arrêtai aussitôt.

-« Non, Non, il est beaucoup trop jeune ! »

-« Ah ? » me fait-il, « Mais en France, vous commencez à boire du vin dès la plus tendre enfance, c’est ce qui vous rend si résistant à l’alcool, non ? »

-« Absolument pas, Keith. Nous ne commençons à boire du vin qu’à l’âge adulte. C’est très mauvais pour les enfants ! »

-« Vraiment ? J’étais persuadé du contraire. Du moins c’est ce que j’ai toujours entendu dire à propos des français. »

 

Il avait vraiment l’air sceptique, me prenant pour une française hors norme qui refusait de donner du vin à boire à ses enfants !

 

Les idées reçues ont vraiment la peau dure et nous en avons tous les uns envers les autres. J’espère juste ne pas en avoir trop accumulé !

 

DSCN1179.JPG

Keith et Lloyd (debout) au fishing camp site de Lloyd, émus d'entendre jouer "Amazing Grace" en plein Okavango, au sortir du dîner.

Publié dans Botswana

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article